samedi 9 mai 2020

Bienvenue dans l'univers d'Antonia Neyrins, carnettiste sans frontière.

Les œuvres d’Antonia Neyrins invitent à penser le voyage comme un outil de rencontre mais aussi de réflexion sur sa propre identité.
Antonia Neyrins métisse écriture et images dans ses carnets de voyage et ses valises de curiosités. La diversité des cultures dans lesquelles elle a grandi et vit a façonné son ouverture aux autres. La pratique du carnet de voyage est son art de vivre au quotidien et le voyage un alibi car c’est la rencontre avec l’autre qui prime.
L’éclectisme des techniques et des matériaux utilisés mais aussi des approches (un regard d’enfant, un cœur d’ethnologue et la plume parfois acide d’une journaliste) témoignent de sa curiosité envers le monde.
En Chine, elle détourne de très grands carnets de calligraphie pour créer des carnets accordéons surdimensionnés. Au Liban, avec des réfugiées syriennes dans un atelier de création textile, elle incorpore des broderies sur papier et tissu à son carnet.
A la fois journal intime, cahier de tendance, journal d’explorateur, carnet d’écrivain et d’artiste, les carnets de voyage d’Antonia Neyrins sont des œuvres à part entière. Accompagnés d’objets authentiques, anciens ou artisanaux mais aussi de matières minérales, animales et végétales, récupérées sur place, ils s’inscrivent dans la tradition du cabinet de curiosités mêlant dessins, croquis, aquarelles, textes, et collectes in situ.
La plupart du temps, le support du carnet est fabriqué avant le voyage, les dimensions, le papier et les matériaux utilisés étant choisis en fonction de la destination, de la durée et du mode de voyage.
Si la superposition de matières et de techniques sur certaines pages de ses carnets fait parfois penser à un palimpseste d’explorateur ou d’ethnologue, son engagement pour l’humain, la condition de la femme, la préservation de notre planète, est résolument contemporain.
Sur place, de nombreux matériaux sont insérés aux carnets, à la fois dans un souci d’authenticité mais aussi de célébration des différentes cultures rencontrées. La rencontre avec l’autre modifie et influence aussi son travail. Lors d’un voyage auprès de peuples premiers dans la Vallée de l’Omo en Ethiopie, elle travaille à partir de plumes et d’élytres d’insectes utilisés par les hommes pour se parer. Au Bénin, elle récupère missels mais aussi offrandes et fétiches vaudou pour incarner le syncrétisme religieux.
Son intérêt et sa curiosité pour l’histoire, la géographie et les cultures du monde s’inscrivent dans ses carnets de voyage, tandis que c’est sur la notion d’identité, de frontières, mais aussi de nomadisme et de migration qu’elle nous interpelle dans ses valises de curiosités africaines.

Des onglets en haut vous permettent de découvrir mon travail, sur la droite, les différentes destinations.
Un dossier de presse et de présentation de mon travail est à votre disposition sur simple demande par mail (antonia.neyrins@wanadoo.fr).
photo © Gilles Perrin

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